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TCA (anorexie, boulimie, hyperphagie...)

Discussion dans 'Santé et bien-être' créé par Anonymous, 7 Novembre 2012.

  1. Nomadic

    Nomadic Membre chevronné

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    Kira., je suis désolé d'être encore lamentablement en train de gesticuler toujours de la même façon pour tenter de te venir en aide, mais c'est plus fort que moi et je ne pourrais pas me pardonner de ne pas essayer. A la lecture de ton dernier message j'ai comme le coeur en miettes, la poitrine brutalement nouée et j'ai envie d'hurler toute mon impuissance face à ta détresse. Sûrement très naïvement, "j'aimerais" (le mot est faible et mal choisi) pouvoir être physiquement présent, le temps que, pas à pas, marche par marche, tu prennes un autre élan vers toi-même et tout ce dont tu es capable. Je sais que le sens commun dit que la vie ne se passe pas comme ça, que dans ces troubles, on est seul, même entouré, pourtant je ne peux m'empêcher d'avoir au fond de moi la folle croyance, le dernier bastion d'espoir un peu dérangé, farouche, sauvage, que j'arriverais, par tous les pauvres moyens qui me sont disponibles, à te faire te sentir moins isolée, par ma prétention à l'idée "d'être passé par là".

    Surtout ne te sens pas coupable de l'effet que tes mots ont sur moi, si ils ont tant d'effet, c'est que les "paysages" mentaux que tu décris, ces déserts froids, embrumés, lourds et tourbillonnants que tu sembles arpenter me sont bien trop familiers pour en être sevré. J'y ai laissé une partie de moi, où alors je les porte encore quelque part enfouis en moi. J'aime plutôt penser que je les ai peuplé, que j'oeuvre jour après jour à y faire pousser des fleurs, contre toute attente, contre toute prévision, et je ne doute pas une seule seconde de ta capacité à faire de même, avec sensibilité, individualité, j'irais même jusqu'à dire avec une forme de panache qui t'est propre.

    Tu me fais penser à moi en d'innombrables points. Si seulement cette proximité pouvait venir mettre ne serait-ce qu'un minuscule point de chaleur dans ton monde de torpeur, où tu serais en mesure de réchauffer un tant soit peu tes os endoloris et à fleur de peau, ce serait déjà immense.
    Bon nombre de tes peurs, je crois les connaitre, je crois même en partager une bonne partie, tout au fond de moi. Je ne suis pas en mesure de te garantir qu'il n'y a pas de quoi s'en faire. Je ne suis d'ailleurs par le meilleur exemple de stabilité, mentale comme physique. Je ne suis un exemple de rien du tout, si ce n'est de l'Etre humain, amoncellement de failles et de contradictions. Mais je peux simplement, même si je ne dis jamais rien de nouveau, témoigner de l'existence de choses si ébranlantes, de la présence furtive, et pourtant subsistante dans ce monde, d'une Beauté insaisissable, mouvante autant qu'immuable, personnelle autant qu'universelle, qui attend sereinement que tu viennes exposer tes démons à sa lumière et qu'enfin ils t'apparaissent comme ils sont réellement: Des rejetons de ton esprit qui ne savent pas où aller, qui s'agitent en toi pour attirer ton attention sur quelque chose, au fond, qu'il te faut visiter, accepter. Nous sommes déjà enfermés dans tant de prisons depuis notre venue au monde, dis-moi que ça t'enrage, l'idée même d'en ajouter ? Je comprends cet attachement à ses propres chaines pour l'avoir très bien connu aussi, mais je le rejette comme un fauve à qui il a été donné d'arracher les barreaux de sa cage aujourd'hui.

    Ta dualité ne partira pas, pire, tu découvriras bien assez tôt que tu n'es pas dualiste, mais une infinité de fragments. Ce que tu as toujours conçu comme qui tu es, ton égo, ton "moi", est bien plus friable, hétéroclite, malléable qu'on nous amène à le penser. Mais c'est une belle chose, bien qu'extrêmement difficile à vivre par moments dans une société qui ne le conçoit pas. Tu peux être. Etre bien plus que ce que tu penses être, être bien plus que ce que les gens pensent que tu es.
    Je souhaite qu'en réalisant que dans l'aventure elle-même l'inconnu est quelque chose d'invariable, et que la perte de repères, l'insécurité et un certain degré de chaos sont tous trois conditions de liberté, de création, de nouveau, ta soif pour elle prenne le dessus sur ta paralysie.
    Tu es "douée" d'une rare sensibilité et clairvoyance (bien que je ne croie pas aux coïncidences, je sais que celle-ci est intimement liée à ta douleur, et inversement), en te privant toi même de ton existence, en privant l'univers de ta présence, tu annihiles tes sens, et donc ton humanité. Je comprends tellement la tentation (inconsciente comme consciente) de se brutaliser, abuser d'abnégation jusqu'à l'engourdissement, jusqu'à un lent et terrible processus de disparition, parce que ce monde moderne brutal, déshumanisé, négligent ravive toujours la plaie ouverte d'un être alerte à ses sens et ses instincts. Mais je te supplie de me croire, il n'y a pas que ça. Et ce qu'il y'a d'autre est si incomparable, émouvant et nourrissant qu'une seule rencontre avec te soutiendrait pour des mois, et il te suffirait de ne jamais perdre cette sensibilité, cet état de réception, pour faire une autre rencontre par surprise au détour d'un carrefour.

    Dans cet état physiologique, ton esprit va te jouer bien des tours, des mirages cauchemardesques qui te feront croire dur comme fer au bien fondé, sur le moment, d'un comportement auto destructeur. C'est parce que tu es la source de ces tentatives de séduction, ton esprit utilise tes propres capacités d'expression pour t'attirer vers l'abime. C'est un des rares moments de ton existence où tu devras parfois avoir la sensation d'aller à contre sens d'avec ton instinct. Seul ton instinct de survie, ton instinct créateur peut te guider hors de là, et il te faudra savoir l'identifier. Tu dois forcer le destin le temps de reprendre suffisamment d'équilibre physique pour retrouver des réflexes salvateurs.

    J'aimerais tant pouvoir plus t'aider, être d'avantage spécifique vis à vis ce dont tu as le plus besoin, mais ça me parait si difficile dans l'état actuel des choses. Surtout que tu n'hésites pas à m'envoyer un MP, venir sur le chat, skype, m'envoyer un texto, m'appeler (bien que tu n'aies pas mon numéro de téléphone, ce à quoi je vais m'empresser de remédier) si tu en ressens un quelconque besoin.

    "J’ai toujours été fasciné par la loi de l’effort inversé. Je l’appelle parfois la loi des « effets contraires ». Si l’on essaie de flotter à la surface de l’eau, on coule, mais si l’on essaie de couler, on flotte. Si l’on essaie de retenir son souffle, on le perd."

    "Mais nous sommes, pour la plupart, intérieurement déchirés par ce conflit parce que notre vie n’est qu’un long effort pour résister à l’inconnu, au présent réel dans lequel nous vivons, qui est l’inconnu sur le point de naître. C’est pourquoi nous n’apprenons jamais à vivre en harmonie. À chaque instant nous hésitons, nous restons sur la défensive. Et tout cela sans que nous en retirions aucun avantage, car la vie nous plonge malgré nous dans l’inconnu et vouloir résister est aussi vain et exaspérant qu’essayer de nager à contre-courant dans un torrent déchiré."

    Quelques citations qui me tiennent à coeur tirés de l'Eloge de l'Insécurité d'Alan Watts, pour conclure ma piètre effusion de sentimalisme débordant, mais c'est le plus sincèrement du monde que que je t'assure qu'autant athée que je puisse être, j'aurais le besoin de courir en pleine rue comme un illuminé pour accuser le ciel de toutes mes forces si jamais toi, qui mérite tant d'enfin souffler, il venait à t'arriver quelque chose de fatal.

    "Ah ! je le sais aujourd'hui, rien ne coûte plus à l'homme que de suivre le chemin qui mène à lui-même."
    Demian, Hermann Hesse

    Sois forte.
     
  2. unpetitpandarose

    unpetitpandarose Nouveau membre

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    Il y a pas si longtemps j'ai eu une période d'anorexie. Pas une anorexie en mode je perd 10 kilos, je me fais vomir, et la nourriture me fait peur. Ça a commencer à peu près un jour où je trouvais qu'une fille de la bande d'amis (autre que celle des maitrisien) était vraiment trop proche de celui que j'aime. J'ai commencer à me faire des idées, a croire qu'ils sortaient ensemble et du coup je mangeais quasi plus, quand mes parents m'appelaient pour manger le soir je disais j'ai pas faim ou alors je venais et je ne faisais que jouer avec mes couverts parce qu'aucune envie de manger et le midi comme je mange chez moi la même chose et le seul jour ou je mange a la cantine je prenais juste un plat et ne le mangeait pas en entier. Encore ça allait, je mangeais quand elle assez. Puis un jour pendant la récré de l'après midi j'étais avec mes amis maitrisiens et je l'ai vu faire la bise (celui que j'aime) a celle que je croyais être sa copine. Alors la j'allais vraiment mal parce que je croyais qu'ils s'étaient embrasser. Pendant les textes je ne parlait plus a personne, même pas a mes meilleures amies, je ne souriais plus quand je voyais celui que j'aimais et je ne mangeais plus du tout. Heureusement ça n'a duré qu'un jour cette période car le vendredi soir j'ai demander par sms a une fille qui est une amie proche de celle que je pensais être la copine de celui que j'aime pour savoir et il n'a pas de copine, ils sont simplement amis et ne se sont pas embrassé. Le pire pendant ces deux semaine (car tout mon récit depuis le début n'a durer que deux semaine) c'était qu'a la maitrise (ou je suis le pilier etc) j'arrivais plus a rien, je me sentais pas capable d'arriver des chants que je connaissais. Et j'avais l'impression d'abandonner ma chef de choeur car je faisais vraiment n'importe quoi. J'espère que vous m'avez comprise :)
     
  3. Loading...

    Loading... Légende

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    Sur mon blog, enfin, le blog qui sert de la suite de mon principal blog (basé sur l'automutilation), j'ai écrit un deuxième article sur l'anorexie. En voilà le lien :

    Bonjour visiteur, merci de vous inscrire ou de vous connecter pour pouvoir consulter ce lien.


    Voici le premier article écrit il y a trois ans de ça.

    Bonjour visiteur, merci de vous inscrire ou de vous connecter pour pouvoir consulter ce lien.

     
  4. Thooxy

    Thooxy Légende

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    Psychologie et alimentation sont étroitement liées, d'ailleurs les TCA sont des maladies psychologiques.

    La dépression joue en effet sur l'alimentation.
     
  5. RhinestoneEyes

    RhinestoneEyes Légende

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    Oui, c'est normal de manger beaucoup ou au contraire plus du tout quand on va mal. Moi ça me provoque des crises d'hyperphagie ou des grignotages intempestifs.
    Si cela continue, tu devrais consulter un nutritionniste et avoir un suivi psychologique.
     
  6. Canopée

    Canopée Membre actif

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    Pour ma part, ai longtemps été très complexée et n'ai jamais complètement accepté mon corps. Ai toujours eu honte de ce que je suis physiquement, tant sur le niveau du corps que celui de la face.
    Eté 2012, j'ai pris beaucoup de poids à cause d'un rythme de vie ignoble (foutues vacances) et d'une alimentation désastreuse. Je n'ai osé me mettre en maillot de bain qu'une fois à la plage. Ai essuyé des remarques désagréables de mon père style "tu es grasse". J'étais chez ma tante et de nombreux magasines people trainaient, j'en ai ouvert un et suis tombée sur un article pro-ana et la perte de poids impressionnante de certaines personnalités. Grosse évidence : il fallait mincir...
    A la rentrée 2012, j'ai commencé les restrictions drastiques. J'ai perdu du poids. Beaucoup. Beaucoup trop. Trop de restrictions, trop de privations. Suis allée jusqu'à jeûner (1 semaine sans rien manger... c'est possible, sans vouloir donner de mauvaises idées). J'étais épuisée, abattue. J'étais mal. Il y avait ce foutu froid qui jamais ne me quittait, la fatigue physique et psychologique. Et pourtant cette sensation de puissance dans le contrôle et le sentiment de ne jamais être assez mince. J'avais atteint les 52 kg pour 1 m 82.
    Le cercle vicieux s'est rompu aux vacances de Toussaint où j'ai fait l'erreur de recommencer à manger. Je suis partie dans de violentes compulsions alimentaires. Je ne maitrisais plus rien du tout. Je faisais des crises de milliers de calories. Je tentais de reprendre le chemin de la restriction mais rien n'y faisait : je craquais tout le temps et ça se finissait mal. J'étais addict à ces moment où j'explosais et me retrouvais à pleurer de honte et de douleur tant mon estomac était tendu. Je me sentais sale et culpabilisais tellement de ne pas avoir tenu. Cette période a duré environ 6 mois. Je suis remontée à 66 kgs. Je n'entrais pas dans du 42. Tout était trop petit.
    Vacances d'avril 2013, j'ai réussi à reprendre un mode d'alimentation sain : plus de restrictions abusives mais je parvenais à maitriser mes apports. J'ai reperdu. Je ne sais pas combien de kilos. Je crois que je mettais du 38...
    Rentrée 2013, je suis entrée en P1. Le boulot a supplanté toutes ces préoccupations, j'étais passée à autre chose. Ca m'a surprise moi-même quand je pensais impossible que jamais tous les calculs de calories ne me sortiraient de la tête. Et pourtant. J'allais mieux.

    Depuis, j'ai retrouvé un équilibre grâce au sport. Mes apports alimentaires ne sont pas suffisants. Je fais trop de sport (2 h/jour). Mais je me sens bien physiquement et psychologiquement. Ma vie ne passe plus par le filtre de ma maladie. J'ai appris à vivre avec cette petite voix qui me pousse à me restreindre. Je ne me vois pas comme je le suis dans mon miroir.

    En bref, je suis en rémission et le plus gros du TCA est clairement derrière moi. Mais c'est pour la vie et je sais que je pourrais repartir dans le mauvais sens.

     
  7. Thooxy

    Thooxy Légende

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    Un psychiatre s'occupe de toutes sortes de cas, ce n'est pas réservé à un syndrome ou un autre ! :)
     
  8. Nomadic

    Nomadic Membre chevronné

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    Oui.

    *n'écrira pas de pavé halluciné cette fois*/*mec chiant qu'a réponse à tout*
     
  9. Remember.

    Remember. Membre chevronné

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    Entraide. Y'a que ça de vrai.
     
  10. RhinestoneEyes

    RhinestoneEyes Légende

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    Babbie, pour reprendre du poids, je te conseille de manger plus aux repas (augmente la ration calorique, prends un goûter, en mangeant un peu plus de bon gras (huiles végétales, noix, cacahuètes, amandes, noisettes, poissons gras...) que d'habitude.
    Pour reprendre du muscle, n'oublie pas le sport et veille à manger suffisamment protéiné (n'oublie pas les protéines d'origine végétale, le mieux c'est de varier).
    Fais ceci progressivement, il ne faut pas bousculer ton corps ni croire qu'il est bon de manger trop gras-sucré n'importe comment car tu prendrais juste du gras au cuisses et au ventre.
    Si tu n'arrives pas à reprendre de poids, tu peux demander conseil à un médecin.
    Il y a eu un événement particulier pour que tu arrêtes de manger pendant 2 mois ?

    Remember, je veux bien essayer de t'aider, et si je n'y arrive pas, au moins t'apporter du soutien.
     
  11. Nao'

    Nao' Membre actif

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    Perso je serai plutôt d'avis a en parler en MP si vous voulez bien merçi
     
  12. Étrange Autre

    Étrange Autre Légende

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    Salut
    Je fait remonter ce topic car, même si je n'y ai pas participé, m'a beaucoup aidé et j'aurais besoin une fois de plus de votre bienveillance.
    Merci
     
  13. LLNS

    LLNS Membre actif

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    Je pensais etre sortie de l'anorexie mais finalement non. Elle nous hantera à vie.
     
  14. Étrange Autre

    Étrange Autre Légende

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    Hey, y'a quelqu'un?